Sermons

Sujet 18: Genèse

[PARTIE 4-9] La signification spirituelle de l’offrande d’Abel faite des premiers nés de son troupeau et leur graisse (Genèse 4:1-4)

(Genèse 4:1-4)
“Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel. Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande.”


Lorsque nous nous tenons dans la présence de Dieu pour Le glorifier, nous ne devrions pas L’approcher par des rituels religieux, mais plutôt nous devons L’approcher en nous confiant en ce qu’Il a fait pour nous et en Le remerciant pour Son amour. C’est alors seulement que Dieu accepte notre adoration et répand le Saint Esprit sur nous abondamment.
Abel a offert les premiers nés de son troupeau et leur graisse. Quand une offrande est faite à Dieu, on doit apporter un animal sacrificiel et offrir aussi sa graisse sans faute. Il est écrit de nombreuses fois dans la Bible qu’ils devaient apporter la graisse en approchant Dieu. Pourquoi alors est-il nécessaire d’apporter la graisse à Dieu? C’est parce que la graisse de l’animal sacrificiel mentionné dans la Bible désigne le Saint  Esprit – c’est-à-dire l’Esprit sacré de Dieu.
Toute offrande offerte en sacrifice à Dieu doit infailliblement être un animal vivant sans défaut. Cette offrande sans défaut symbolise Jésus Christ Lui-même. Afin que le Dieu saint vienne sur la terre, incarné dans la chair, Jésus Christ a été conçu dans le corps de la Vierge Marie par le Saint Esprit, et donc Il est le Fils sans défaut de Dieu le Père. La Bible nous dit que pour expier les péchés de l’humanité, Jésus Christ a offert Son propre corps à Dieu le Père pour être notre offrande de paix.
Une offrande de paix est un sacrifice par lequel un pécheur devient sans péché et se réconcilie avec Dieu en apportant un animal en sacrifice vers Lui, posant les mains sur sa tête en sacrifiant cet animal. Ainsi, une offrande de paix revient au même qu’une offrande pour le péché. Dans l’Ancien Testament, quand un Israélite commettait un péché, il apportait un animal sans défaut au Tabernacle en tant qu’offrande sacrificiel, posait ses mains sur sa tête, le tuait, prenait son sang  puis donnait ce sang au sacrificateur. Le sacrificateur mettait alors ce sang sur les cornes de l’autel des holocaustes et offrait le sacrifice d’expiation à la place du pécheur. Avec la chair de l’animal tué, le sacrificateur devait aussi offrir la graisse, comme Dieu avait ordonné: “ Le sacrificateur ôtera toute la graisse, comme on ôte la graisse du sacrifice d’actions de grâces, et il la brûlera sur l’autel, et elle sera d’une agréable odeur à l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation, et il lui sera pardonné. ” (Lévitique 4:31). Donc comme un précédent préfigurant le système sacrificiel, Abel a aussi offert les premiers nés de son troupeau et leur graisse à Dieu. 
Quand les Israélites offraient des sacrifices à Dieu, ils posaient leurs mains sur leur animal sacrificiel sans faute, le coupaient en morceaux, et les posaient sur l’autel des holocaustes. Ils devaient aussi enlever la graisse attachée au foie et aux boyaux de l’animal sacrifié et l’offrir à Dieu. Cela préfigurait l’expiation que Jésus Christ nous a apportée,  prophétisant qu’Il deviendrait notre Souverain Sacrificateur, porterait nos péchés, offrirait Son corps à Dieu comme notre offrande de paix et expierait ainsi tous nos péchés.
Jésus Christ est Dieu Lui-même. Mais pour offrir Son corps comme notre propitiation à Dieu le Père, Il est venu sur la terre incarné dans la chair d’un homme. Jésus est Dieu et notre Sauveur. C’est parce que Jésus Christ a sacrifié Son corps comme offrande de paix pour l’humanité que nous avons pu recevoir la rémission des péchés et le don du Saint Esprit de la part de Dieu. C’est pour cela qu’il nous est maintenant possible, à nous croyants en l’évangile de l’eau et de l’Esprit, de venir devant la présence de Dieu sans hésitation, et d’être en communion avec ce Dieu saint.
Cependant, ceux qui se sont mépris au sujet de Jésus Christ ne peuvent pas être réconciliés avec Dieu. Puisque ces gens ont toujours des péchés restés intacts dans leur cœur, ils sont incapables de venir dans la présence de Dieu. Pour être réconcilié avec Dieu, on doit comprendre l’offrande de paix parfaite que Jésus a faite et croire en cette offrande. Mais en dépit de cette demande, beaucoup de gens restent incapables d’être purifiés de leurs péchés, parce qu’ils ne réalisent pas que Jésus est Dieu Lui-même. Ils ne connaissent pas l’offrande de paix parfaite que Jésus a faite, et donc ils ne croient pas en Lui. Même si nous devions tuer des milliers d’animaux et les offrir à Dieu, les accepterait-Il? Dieu accepterait-Il réellement de tels sacrifices? Même si beaucoup de chrétiens se sentent désolés pour Jésus, pensant combien Il a dû souffrir à la Croix et combien Il a dû avoir honte, ils ne sont pas venus dans la présence de Dieu le Père en croyant de tout cœur que Jésus est divin, et par conséquent, ils n’ont pas encore été capables de recevoir la rémission de leurs péchés.
Le fait qu’Abel ait offert la graisse des premiers nés signifie qu’il a cru au salut promis disant que Dieu Lui-même, qui est la Parole, viendrait sur la terre, incarné dans la chair. Puisque Jésus est Dieu Lui-même, l’œuvre d’expiation qu’Il a accomplie est parfaite, et donc c’est en croyant en cette œuvre de salut que nous sommes sauvés du péché. Si Jésus était juste un homme mortel, il nous aurait été impossible d’être sauvés de nos péchés. Si Jésus n’était pas divin, même Sa mort sévère à la Croix aurait été complètement inutile pour nous. Pour que nous humains soyons sauvés du péché en croyant en Dieu, Dieu Lui-même est venu sur la terre, incarné dans la chair d’un homme, pour devenir notre propre offrande sans défaut, prendre les péchés de l’humanité à travers Son baptême, et mourir à notre place. C’est seulement si Jésus est divin qu’Il peut devenir le vrai Sauveur de l’humanité, et c’est seulement si nous comprenons et croyons cette Vérité sans faute que nous pouvons être sauvés.
Aujourd’hui, il y a beaucoup de chrétiens qui considèrent Jésus seulement comme un homme, même s’ils professent croire en Lui comme leur Sauveur. Les gens comme cela ne peuvent pas vraiment être sauvés de leurs péchés. Seuls ceux qui croient que Jésus est Dieu Lui-même peuvent être sauvés. De plus, on doit savoir et croire que Jésus a été baptisé au Jourdain pour porter nos péchés, et qu’Il a souffert la mort cruelle de la Croix afin d’être condamné pour nos péchés à notre place – c’est alors seulement que l’on obtient le salut.
Il était complètement juste et correct que Jésus Christ porte les péchés du monde à travers Son baptême, et Il est ainsi devenu notre propre offrande sacrificielle pour payer le salaire de ces péchés. C’est pour cela que lorsque Jésus était sur le point d’être baptisé par Jean Baptiste sous la forme d’une imposition des mains, Il a dit à Jean: “Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste” (Matthieu 3:15). Il est donc de notre devoir de croire en cet évangile de Vérité. Même si nous méritions tous d’être condamnés, afin d’expier tous nos péchés, Dieu le Père a pris Jésus Christ comme notre offrande de paix et a éradiqué notre honte, la condamnation, et la souffrance à travers Christ. C’est ainsi que nous avons été sauvés. 
La Bible dit que Dieu n’a pas accepté Caïn et son offrande parce que Caïn avait offert le fruit de la terre comme offrande à Dieu (Genèse 4:5). Dans cette offrande de Caïn, il n’y avait pas de sang qui pouvait payer pour sa vie. C’est l’eau et le sang qui effacent le péché des gens. Nous sommes libérés de tous nos péchés quand nous croyons que Jésus est Dieu Lui-même, et qu’Il a enlevé tous nos péchés par Son baptême et Sa mort à la Croix. Dieu n’a pas pu nous accepter, nous humains, parce que nous avions trop de péchés. Donc afin de briser ce mur de péché qui nous séparait de Dieu, et pour expier tous nos péchés, Dieu a pris Son propre Fils comme notre sacrifice sans défaut, comme notre offrande de paix au Père. Et le Seigneur a effectivement expié tous nos péchés de la façon la plus juste. 
Pour comprendre exactement comment nos péchés ont été effacés, nous devons examiner le sacrifice de l’Ancien Testament et le sacrifice éternel du Nouveau Testament de plus près.
Premièrement, Lévitique 4:28-31 décrit les sacrifices quotidiens offerts par les Israélites dans l’Ancien Testament. Nous lisons: “ Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement, en faisant contre l’un des commandements de l’Éternel des choses qui ne doivent point se faire et en se rendant ainsi coupable, ” (Lévitique 4:27).
Avant de construire le Tabernacle, Dieu avait donné la Loi. C’est parce que la Loi permettait aux gens de réaliser leurs péchés (Romains 3:20). A travers la Loi, Dieu permettait aux Israélites de réaliser leurs péchés d’abord, puis d’entrer dans le Tabernacle et de recevoir la rémission des péchés par le système sacrificiel. Quand quelqu’un du peuple réalisait qu’il était un pécheur qui avait enfreint les commandements de Dieu, il amenait un animal sans défaut au Tabernacle, posait ses mains sur sa tête, le tuait, offrait son sang à Dieu, et était alors à travers cela réconcilié avec Dieu. C’était la grâce du salut de Dieu qui a été répandue sur le peuple d’Israël.
Lévitique 4:29 dit: “ Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes.” L’offrande pour le péché ici désigne l’animal sacrificiel qui était mis à mort à la place du pécheur. C’est  l’animal sacrificiel qui acceptait les iniquités du pécheur par  l’imposition des mains, et c’est l’animal qui mourait à sa place. “L’imposition des mains” signifie “transférer, ou transmettre.” Si une personne possédée d’un démon pose ses mains sur une autre personne, cette personne devient aussi possédée de démon. De même, le péché est aussi transmis par l’imposition des mains. Lévitique 1:1-4 dit qu’une fois qu’un pécheur transmettait ses péchés par l’imposition des mains, il fallait tuer la bête. La méthode de tout sacrifice offert à Dieu doit être en accord avec ce système sacrificiel.
“Lévi” est le nom du troisième fils de Jacob (Genèse 29:34). Le nom “Lévi” signifie “ajouter à” Dieu. Le message du Livre de Lévitique est que Dieu allait restaurer notre paix avec Lui en expiant tous nos péchés qui nous séparaient de Dieu. Il est écrit: “Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l’offrira à l’entrée de la tente d’assignation, devant l’Éternel, pour obtenir sa faveur. ” (Lévitique 1:3). Ce passage signifie que l’offrande sacrificielle à  la porte du Tabernacle de l’Assignation devait être offerte d’une manière qui soit acceptable à Dieu.
Pour offrir ce sacrifice qui était acceptable et agréable à Dieu, les Israélites devaient poser leurs mains sur la tête de leur holocauste. La Bible nous dit qu’alors seulement l’expiation était faite.
Quand les gens de l’Ancien Testament recevaient la rémission de leurs péchés quotidiens, ils transféraient d’abord leurs péchés sur un animal sacrificiel en posant leurs mains sur  sa tête, enlevaient la graisse, le coupaient en morceaux, et l’offraient à Dieu. Mais avant que le sacrifice ne soit brûlé, son sang était d’abord mis sur les cornes de l’autel des holocaustes. Quelle est la signification de ce rituel?
La Bible dit:
“Le péché de Juda est écrit avec un burin de fer, 
avec une pointe de diamant; il est gravé 
sur la table de leur cœur,
et sur les cornes de leurs autels” (Jérémie 17:1).
Spirituellement parlant, les cornes de l’autel des holocaustes désigne le Livre du Jugement où les péchés de l’humanité sont inscrits devant Dieu (Apocalypse 20:12). Le fait que le sang du sacrifice soit mis sur ces cornes de l’autel des holocaustes nous montre que même si c’est le pécheur qui devait mourir pour payer le salaire de ses péchés, le sang de son sacrifice était offert à la place comme prix de sa propre vie. En d’autres termes, quand Dieu voyait le sang sur les cornes de l’autel des holocaustes, Il le reconnaissait comme le paiement du salaire du péché. C’est parce que le salaire du péché c’est la mort.
Les sacrificateurs versaient alors le reste du sang par terre près de l’autel des holocaustes. Ce sol à la base de l’autel désigne le cœur humain. Pourquoi le sacrificateur versait-il le sang restant à la base de l’autel? Lorsqu’une personne commet le péché, ce péché est inscrit sur la table de son cœur. Même si ce péché est commis involontairement comme une erreur, et donc que le pécheur pense que ce péché sera pardonné, il reste dans son cœur et il s’en rappelle continuellement. Donc le sang du sacrifice était versé à la base de l’autel comme mémoire pour purifier la conscience. Quand un sacrificateur voyait le sang de son animal sacrificiel versé à la base de l’autel, il  réalisait que c’était lui qui aurait dû verser son sang et mourir comme cet animal, et il revenait avec une gratitude profonde, remerciant Dieu d’avoir accepté le sacrifice de cet animal à sa place. Même si quiconque a du péché devait inévitablement mourir, puisque Dieu aimait l’humanité, Il a permis aux pécheurs de l’Ancien Testament de s’approcher de Lui en recevant la rémission de leur péché à travers le système sacrificiel, par lequel leurs péchés étaient transférés sur des animaux sacrificiels et qui étaient ensuite mis à mort à leur place.
C’était la méthode par laquelle les gens de l’Ancien Testament recevaient la rémission des péchés et pouvaient s’approcher de Dieu. Cependant, de tels sacrifices quotidiens étaient plutôt épuisants, comme ils devaient être faits tout au long du jour. De plus, tout péché pour lequel aucun sacrifice n’était offert continuait de s’accumuler dans le cœur des Israélites. Donc Dieu leur a donné un autre moyen de faire l’expiation de leurs péchés annuels, afin qu’ils ne tombent pas dans le désespoir.
Il est écrit en Lévitique 16:29-30: “ C’est ici pour vous une loi perpétuelle : au septième mois, le dixième jour du mois, vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’indigène, ni l’étranger qui séjourne au milieu de vous. Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier : vous serez purifiés de tous vos péchés devant l’Éternel. ” Comme c’est écrit ici, Dieu a fixé le dixième jour du septième mois comme Jour d’Expiation. Dieu a établi ce jour comme le jour où tout péché serait effacé non seulement pour les gens d’Israël, mais aussi pour tous les étrangers parmi eux, et Il leur a dit de ne pas travailler du tout ce jour-là.
Chaque année, le dixième jour du septième mois était fixé comme le Jour d’Expiation où tous les péchés annuels des Israélites étaient expiés. Les sacrificateurs ne faisaient pas de sacrifice ce jour-là, mais plutôt, c’est Aaron le Souverain Sacrificateur qui offrait le sacrifice entier tout seul. Pour offrir le sacrifice qui allait faire l’expiation pour tous les péchés annuels des Israélites une fois pour toutes, Aaron devait d’abord faire l’expiation pour ses propres péchés et les péchés de sa maison. Donc il prenait un animal sans défaut, transférait ses péchés et les péchés de sa maison en posant ses mains sur sa tête, tuait l’animal puis amenait son sang dans le Saint des saints. Il mettait ensuite son doigt dans le sang et en aspergeait sept fois l’Arche du Témoignage à l’intérieur du Saint des saints – c’est-à-dire le Propitiatoire et son côté Est (Lévitique 16:11-14).
Ayant ainsi fait l’expiation pour lui-même et sa maison, Aaron prenait ensuite deux boucs, tirait au sort, en prenait un qui était amené dans le Tabernacle et sacrifié à Dieu pour tout le peuple. Après avoir posé les mains sur la tête du bouc, l’avoir tué, et versé son sang, Aaron amenait ce sang dans le Saint des saints et en aspergeait sept fois devant et au-dessus de l’Arche du Témoignage, comme il l’avait fait avec le sang de l’animal précédent.
Quelle est la signification de cette aspersion de sang “sept fois” mentionnée ici? Dans la Bible, le chiffre “sept” signifie la perfection. En d’autres termes, le fait que le sang du sacrifice était aspergé sept fois implique que Dieu avait parfaitement remis tous les péchés de chacun. Comme des cloches d’or étaient attachées au vêtement d’Aaron, quand il marchait dans le Tabernacle, le son des cloches d’or pouvait s’entendre clairement. Donc quand Aaron aspergeait de sang le Propitiatoire, le son de ces cloches d’or pouvait aussi s’entendre. A l’extérieur du Sanctuaire, les gens attendaient anxieusement jusqu’à ce que les cloches d’or sonnent sept fois.
Le peuple d’Israël était remis de ses péchés de cette façon, mais puisque les gens étaient à l’extérieur du Tabernacle, certains doutaient du fait que les péchés soient vraiment transférés ou non. Donc le Souverain Sacrificateur sortait du Tabernacle et offrait un autre sacrifice avec le bouc restant, alors que tous les gens le regardaient. Se tenant devant le peuple d’Israël qui avait amené ses péchés annuels, Aaron posait ses mains sur la tête de ce bouc et confessait tous leurs péchés de l’année entière. Quand il enlevait ses mains du bouc, tous ces péchés étaient transférés sur le bouc. Alors que le peuple d’Israël regardait, ce bouc était conduit dans le désert par les mains d’un homme approprié pour y être abandonné, enlevant ainsi les péchés des Israélites les portant loin d’eux, aussi loin que l’est est éloigné de l’ouest (Psaume 103:12), et leur permettant de recevoir la rémission des péchés. Ce bouc est appelé bouc émissaire. Le mot bouc émissaire signifie “être envoyé”. Portant les péchés annuels d’Israël, ce bouc émissaire errait dans le désert désolé jusqu’à sa mort, et payait ainsi le salaire des péchés des Israélites à leur place, et les gens d’Israël étaient remis de leurs péchés de cette façon (Lévitique 16:21-22).
Désignant le Jour de l’Expiation, Dieu dit dans la Bible: “ C’est ici pour vous une loi perpétuelle  ” (Lévitique 16:29). Ce statut, en d’autres termes, préfigurait le sacrifice éternel d’expiation. Après tout, comment un animal pourrait-il expier un péché pour toujours? Le bouc émissaire n’est autre qu’un précurseur préfigurant Jésus. Sous la forme d’une imposition des mains, notre Seigneur Dieu a reçu le baptême sur Son corps complètement sans péché et saint, et a ainsi accepté tous nos péchés et nous a permis de recevoir la rémission éternelle des péchés. Jésus est venu comme le Sauveur qui “sauverait Son peuple de ses péchés” (Matthieu 1:21).
Quand Jésus a eu 30 ans, Il a commencé Son ministère public pour expier tous nos péchés. Quand nous lisons Matthieu 3:15, nous voyons Jésus ordonner à Jean Baptiste de Le baptiser en disant: “Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste.” Ce passage signifie qu’il convenait que Jésus soit baptisé afin d’expier tous les péchés de l’humanité. Tout comme Aaron était le représentant du peuple d’Israël, Jean Baptiste était de même le représentant de l’humanité. Désignant Jean Baptiste, Jésus dit: “Parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en est point paru de plus grand que Jean Baptiste” (Matthieu 11:11). Afin que Jésus accepte tous les péchés de l’humanité, Il devait être baptisé par Jean Baptiste, le représentant de toute l’humanité. Le baptême que Jésus a reçu était celui qui comprenait l’imposition des mains de Jean Baptiste, sur quoi Jésus est entré dans l’eau puis en est ressorti. Le fait que Jésus ait été submergé signifie Sa mort, et Son émersion signifie Sa résurrection.
Ensemble, “l’imposition des mains” et “le baptême” ont la même signification. Dans l’Ancien Testament, le péché était transféré par l’imposition des mains; alors que dans le Nouveau Testament, cela s’est fait par le baptême de Jésus. Jésus n’a pas été baptisé juste parce qu’Il était humble, mais Il a été baptisé pour expier les péchés de tout le monde – c’est-à-dire pour accomplir toute justice. Comme Jésus a accepté tous les péchés du monde entier, chaque péché est venu se poser sur Sa tête. Il n’a pas été crucifié dans Son état sans péché, mais alors qu’il portait les péchés du monde sur Son corps. Il est écrit: “  Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités” (Esaïe 53:5). C’est à cause de nos péchés que Jésus a été frappé et brisé, et c’est pour porter la condamnation de nos péchés qu’Il est mort à la Croix. Si Jésus était mort sans avoir été baptisé, alors Sa mort n’aurait eu aucun rapport avec nous.
L’offrande d’Abel décrite dans le passage des Ecritures d’aujourd’hui préfigurait notre salut apporté par le sacrifice de Jésus, qui en dépit d’être sans péché, a porté nos péchés et s’est sacrifié Lui-même à Dieu comme notre offrande de paix. Quand Jésus a été baptisé, nos péchés ont été transférés sur Lui. Le salut est obtenu seulement quand on croit cela.
Regardons en Jean 1:29: “Le jour suivant, Jean vit Jésus venir vers lui et dit: Voici! L’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde!” Le jour juste après que Jean ait baptisé Jésus, il a rendu témoignage de Jésus en disant: “Voici! Jésus l’Agneau de Dieu porte tous nos péchés!” Quand Jean Baptiste a transféré nos péchés sur Jésus en posant ses mains sur Sa tête, tous les péchés de nos cœurs ont été complètement effacés.
Le mot baptême signifie “transférer”, “ensevelir”, et “laver,” ce qui véhicule la même signification. Par Son baptême, Jésus a porté tous nos péchés – c’est-à-dire chaque péché que nous avons commis et que nous allons commettre tout au long de notre vie. Même si nous faisons des erreurs sur le chemin, nous sommes toujours sans péché. Le ciel ne peut pas s’obtenir par nos propres actes méritoires, mais il est obtenu en croyant de tout cœur que Jésus a enlevé tous nos péchés. Puisque Jésus a enlevé tous les péchés de l’humanité une fois pour toutes à l’avance, il n’y a plus de péché qui reste dans ce monde. Tout le monde est donc devenu sans péché, mais beaucoup de gens ne croient pas que Jésus ait enlevé tous leurs péchés, et c’est pour cela qu’ils vont en enfer avec tous leurs péchés restés intact. Par contre, tous ceux qui croient en Jésus correctement sont justes, car ils ont reçu la rémission parfaite des péchés en croyant en l’évangile de l’eau et de l’Esprit. Quiconque n’a pas de péché est une personne juste. Ceux dont la foi est parfaite sont vraiment sans péché dans leur cœur.
Jésus a donné Sa vie pour nous et a versé Son sang à mort à notre place. Et juste avant de rendre Son dernier souffle à la Croix, Il a crié d’une voix forte: “Tout est accompli!”(Jean 19:30). Ainsi, Jésus a expié tous les péchés de ce monde une fois pour toutes. La Bible nous dit que notre salut a été accompli, déclarant que par une offrande d’expiation, Jésus Christ, Dieu Lui-même a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont sanctifiés (Hébreux 10:14). Nous tous qui croyons cette Vérité sommes donc sans péché pour toujours.